| | | Toi, que j'ai tant aimée | Jeu 26 Avr - 12:04 par Antigone | TOI, QUE J’AI TANT AIMEE
(à ma fille Ruth)
La douleur, me dis-tu, t’envahit –tyrannique-
Tous nos secrets d’antan et nos désirs cupides
T’ont nourrie, jusqu’au deuil, d’un émoi despotique
Et ton cœur s’est rempli de haine infanticide.
Toi qui fus mon écrin, mon joyau, ma ferveur,
Je ne peux m’empêcher de te revoir enfant :
Si espiègle et mutine et encline au bonheur,
Toujours prête à bondir, …
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| Incertitudes | Mar 17 Avr - 12:54 par Antigone | INCERTITUDES
Le Phénix renaissant dans un battement d’ailes
Se repait, goulument, du festin de mes peurs…
Le voici qui s’envole aux fracas de crécelle
Que lui font en écho les sursauts de mon cœur.
Mon fardeau est si lourd que le feu s’est éteint.
J’ai si froid maintenant ! Tout me parait futile :
Le chant du rossignol au tout petit matin
Et même les baisers ont un goût d’inutile.
Ma fatigue …
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| Coupable ! | Ven 6 Avr - 7:44 par Antigone | COUPABLE !
Si coupable d’aimer, j’ai quitté ma chaumière
Où jadis j’ai voué ma vie à mes enfants ;
Si malgré tout, je crois, j’ai été une mère,
Aujourd’hui, je reviens à mes rêves d’antan.
Pourront-ils m’acquitter, qu’aux croisées de nos routes,
J’ai pu choisir d’aller en quête du bonheur
Et, qu’égoïstement, avec l’âme qui doute,
J’ai suivi un chemin loin d’eux, chers à mon cœur ?
Déchirée …
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| Là où l'herbe est plus verte | Lun 2 Avr - 9:27 par Antigone | LA OU L’HERBE EST PLUS VERTE
Tu as tant fait de pas, allant à ma rencontre !
Moi aussi, j’ai couru sur le même chemin
En voulant retenir, au gousset de ma montre,
Le vol de l’avenir emportant mes « demain ».
On s’est tout dit, je crois, de ce temps qui fut nôtre :
Les tourments, les regrets, les larmes, les douleurs,
Avec, pour seul témoin, le soleil en apôtre,
Alors que s’égrenait le futur… …
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| Il a pris | Jeu 29 Mar - 18:21 par Antigone | IL A PRIS
Il a pris dans mon cœur le temps entre ses doigts ;
L’amour à la pendule s’est figé soudain
A l’écho d’un regard et d’un « je ne sais quoi »,
Où l’infini s’est pris dans l’instant assassin.
Au tout premier baiser -ô seconde intrépide-
J’ai ressenti, alors, vertigineusement,
La soif, la faim, ce dont ma bouche était avide
Et mon feu à son feu s’unit tel un aimant.
Dans le lit sensuel …
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| La honte | Mer 14 Mar - 19:59 par Antigone | LA HONTE
Y’avait, jadis, un grand chenal
Qui divisait en deux la terre,
La honte, alors, verbe idéal,
L’avait foré, totalitaire.
De loin, parfois, on distinguait
De l’autre côté du canal,
Des fumées noires qui volaient
Dissimulant la neige sale.
Dans le matin, glacés d’effroi,
On entendait des cris terribles
Et, au lointain, toutes ces voix
Avaient quelque chose d’horrible.
Les gens ne …
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| Les inséparables | Mer 14 Mar - 19:54 par Antigone | LES INSEPARABLES
Mon cœur vole vers toi,
Ton cœur vole vers moi :
Deux oiseaux un peu fous
Dans un battement d’ailes ;
Quand ton cœur faillira,
Mon cœur s’arrêtera
Comme un oiseau blessé
Dont la vie bat de l’aile.
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| Ô toi, si maternelle ! | Jeu 1 Mar - 7:05 par Antigone | Ô TOI, SI MATERNELLE !
Toi qui as su calmer tant de déchirements
Lorsque, les yeux mi-clos, je n’étais plus à même,
Face au ciel étendue, sans bruit, ni mouvement,
D’aspirer au repos, ni renaître en moi-même.
Au gré de tes marées -ô toi, si maternelle
Qui a su consoler tant de chagrins d’enfants-
J’ai plongé si souvent dans tes chenues dentelles,
Qu’entre le ciel et l’eau, je revivais enfant.
…
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| Je tresse tendrement | Dim 26 Fév - 16:33 par Antigone | JE TRESSE TENDREMENT
Je tresse tendrement les cheveux de l’azur
En gravant ton prénom sur le tronc d’un pommier,
Car l’amour a vêtu mon âme et me rassure,
Et tous les maux écrits s’épanchent au papier.
Que j’aime cet instant où, d’un geste un peu fou,
Tu as serré mes doigts à l’orée d’un chemin…
…Entre l’onde et le ciel, il n’y eut plus que nous
Et le soleil d’avril nous guidait, cabotin.
Au …
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